Si le simple mot « mérule » a tendance à faire frémir, c’est parce que l’on peut trouver sur internet tout et n’importe quoi au sujet de ce champignon. Certains vont même jusqu’à affirmer que c’est un « champignon qui fait la faillite des Bretons » ! Mais en réalité, la mérule, qu’est ce que c’est exactement ?

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Fiche d’identité de la mérule

Il s’agit effectivement d’un champignon, également connu sous le nom Serpula Lacrymans. C’est une spore, qui existe dès la création de la cellulose (l’un des composants du bois), et qui peut se retrouver dans l’air (jusqu’à 15 000 mètres d’altitude !), mais également sous terre, à des profondeurs allant jusqu’à 5000 mètres. Comme la plupart des champignons, la mérule prolifère dans les espaces confinés et humides. Pour se développer, elle a besoin d’un taux d’humidité supérieur à 18 % et inférieur à 40 %, de cellulose, et d’une température supérieure à 16° afin de se reproduire. Il est important de savoir que c’est un champignon conquérant : il va chercher, parfois sur de longues distances, ce dont il a besoin pour survivre. Il n’est pas impossible, par exemple, que la mérule qui se développe chez vous trouve sa source d’eau… Chez un voisin ! C’est ce qui fait sa force, malheureusement pour les propriétaires des habitations concernées.

L’œil de l’expert : la question du diagnostic

Pour chaque vente immobilière, plusieurs diagnostics sont nécessaires. Parmi eux, le diagnostic « État parasitaire », qui recense les sortes de pathologies du bois pouvant être identifiées. Il peut s’agir d’insectes à larves xylophages (qui mangent le bois), mais également du type de pourriture à l’origine des infestations de champignons tels que la mérule. En fonction des régions, ce diagnostic peut ne pas être obligatoire. En Bretagne, il est généralement demandé par les notaires.

Les solutions : comment se débarrasser de la mérule ?

Les traitements proposés par les entreprises spécialisées ne sont pas la solution. Ils ne sont pas efficaces et polluent à la fois les sols et les murs, sans compter que la molécule de traitement finit par s’infiltrer dans la terre et va polluer les eaux souterraines.

Quelle solution alors ? La plus évidente : éradiquer une des sources du développement. Pour cela, vous devrez trouver d’où vient l’humidité (avez-vous des infiltrations au niveau du toit ? Des remontées capillaires dans la cave ? Un mur poreux ?), ou directement retirer le bois contaminé et le remplacer par un autre matériau.

Pour prendre un exemple concret : si vous avez un plancher en bois, dans une vieille maison, atteinte par la mérule. Vérifier d’où provient l’humidité ne suffira pas forcément : l’idéal serait de remplacer le plancher en bois par un sol en béton, ou au moins d’effectuer une réparation en acier. Ajouter une ventilation efficace sera également nécessaire, car la mérule, comme tous les champignons, n’apprécie ni les courants d’air ni les changements de température

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